« Un député engagé pour vous et avec vous »

L'INTERVIEW"

"Je veux être un député pour vous et avec vous ! "


1Gildas Lecoq, pourquoi tenez-vous à exprimer quelle est votre vision du rôle de député ?
Il est essentiel à mes yeux de vous dire quelle est ma conception du rôle du député, dans quel état d’esprit je souhaite exercer ce mandat et quelles sont d’après moi les qualités nécessaires pour agir avec le souci constant de l’intérêt général : je veux vous dire avec sincérité et conviction quel député j’entends être. Rares sont ceux qui entreprennent cette démarche : c’est pourtant à mes yeux un préalable fondamental à toute déclaration de candidature.
2D'après vous, un député est-il en mesure de changer les choses ?
Mon principal adversaire, c’est justement l’immobilisme qui entraine notre pays vers le déclin. Trop d’élus, exerçant des responsabilités depuis plusieurs décennies, n’ont plus l’envie ni la capacité de changer les choses : ils sont rongés par la lassitude. Ils ont renoncé à agir sur le réel. Le refus de la fatalité, la conviction que nous pouvons agir et que nous pouvons tracer une autre destinée pour notre pays, voilà au contraire la conviction que je souhaite porter pendant cette campagne législative.

Pour lutter contre le chômage des jeunes en rénovant notre système de formation professionnelle, pour relancer la création d’activité en levant les barrières bureaucratiques qui brident la créativité et l’esprit d’entreprise de nos concitoyens, pour répondre à la crise du logement en Ile-de-France, oui, un député actif est en mesure de changer les choses !

La culture du résultat est au cœur de mon action : c'est une singularité. J’ai fait mienne la formule de Raymond Barre selon laquelle en politique : « Il n’y a pas de place à occuper mais un travail à faire ». Je refuse de me résigner : face à la défiance croissante vis à vis des responsables politiques, je veux vous montrer que le législateur a les moyens d’agir pour améliorer notre quotidien et trouver des solutions concrètes aux problèmes que vous rencontrez.

Vous l’avez compris, je veux être un député pleinement dédié à son mandat et son activité de parlementaire. Je serai pleinement mobilisé à l’Assemblée Nationale pour servir les habitants de la circonscription.
3Quelle est votre relation avec cette circonscription que vous espérez représenter à l'Assemblée en juin prochain ?
Je vis dans cette circonscription du Val-de-Marne depuis 17 ans : j’y ai fondé ma famille, j’y ai travaillé et j’y ai noué des amitiés solides. J’ai fait le choix de m’y engager politiquement en devenant le chef de file de l’opposition municipale à Fontenay-sous-Bois. Mon attachement à ce territoire est indéfectible.

Les écologistes partisans représentés par la députée sortante Laurence Abeille rejettent l’existence de tout lien entre le député et sa circonscription : un député serait un représentant hors-sol sans lien de confiance et de proximité avec les citoyens français. Je considère au contraire que notre territoire a besoin d’un homme de terrain, d’un député qui puisse défendre les intérêts des administrés et qui puisse se prononcer à la lumière des enjeux et des problématiques que vous pouvez rencontrer quotidiennement ou plus incidemment lors de vos parcours de vie. Elu de terrain, j’irai à votre rencontre avec sincérité et détermination comme je le fais depuis des années sur nos trois communes.

Je suis un élu particulièrement attentif aux revendications et aux différentes sollicitations : si les électeurs m'accordent leurs confiance, ils savent que j'irais à leur côté chercher des solutions concrètes à leurs problèmes. Pour mettre cet engagement en application, je disposerai bien entendu d’une permanence parlementaire ouverte à toutes et tous où je recevrai chaque semaine ceux qui en auront exprimé la demande. Je mettrai également en place une « permanence numérique » où chaque citoyen de la circonscription disposera d’un code de connexion pour m’interpeller ou me faire parvenir une requête directement en ligne. Ce dispositif permettra ainsi de plus facilement échanger et me permettra de répondre avec plus de souplesse et d’efficience aux attentes.
4Beaucoup de citoyens reprochent à leurs élus de ne pas suffisamment leur rendre de comptes. Qu'en pensez-vous ?
Je veux justement être un député qui rend des comptes, menant très régulièrement des réunions publiques afin de communiquer sur l’action de la future majorité et d’expliquer les ressorts des décisions votées au Parlement.

Trop de députés considèrent en effet qu’ils sont les représentants de leur circonscription à l’Assemblée en oubliant qu’ils sont aussi les représentants de leur majorité dans la circonscription : pourquoi Laurence Abeille n’est-elle pas revenue sur le terrain expliquer le sens de l’action gouvernementale qu’elle a soutenue à certain moment et qu'elle a totalement abandonné à d'autres moments de son mandat ? Pourquoi n’a-t-elle pas engagé un dialogue digne de ce nom avec la circonscription pour rendre des comptes à ses électeurs ? Beaucoup de citoyens auraient souhaité exprimer leurs ressentis à Madame Abeille lors de l’instauration du compte pénibilité, de la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires ou de la réforme des rythmes scolaires.

Je veux donc m’inscrire en opposition complète avec cette attitude qui depuis trop années caractérise les représentants de notre circonscription : il m’apparaît inconcevable de ne pas m’engager sur le terrain dans le cadre de grandes réunions publiques pour faire preuve de pédagogie et faire remonter les ressentis du terrain avant l’examen en commission et en séance publique des réformes majeures du quinquennat.
5Vous avez récemment affirmé vouloir être un élu irréprochable. L'éthique est-elle au coeur de votre vision du rôle de député ?
La société française a changé : la classe politique doit également changer. Les Français l’ont d’ailleurs clairement exprimé : désormais, ils veulent voir évoluer les institutions et le comportement de ceux qui les représentent. Ils souhaitent porter aux responsabilités des représentants politiques qui vivent leur quotidien et comprennent les défis de l’avenir.

Cette exigence de transparence et d’intégrité à l’égard des élus est légitime. En 1988, déjà, j’avais participé à la campagne présidentielle de Raymond Barre pour replacer l’éthique au coeur de l’engagement politique. Trente ans après, cette nécessité se fait plus que jamais ressentir. Selon un sondage réalisé en 2016 par Harris Interactive, 77% des français jugent que les parlementaires sont corrompus. Cette situation est insupportable.

Si l’on me fait confiance, je mettrais tout en oeuvre pour résorber ce fossé entre les citoyens et leurs représentants au Parlement. Parce que ce sentiment de défiance se nourrit en grande partie d’une opacité qui alimente un certain nombre d’idées reçues, je ferais ainsi preuve de la plus grande transparence dans la cadre de mes fonctions de parlementaire. UUn certain nombre d’orientations phares du rapport de l’'ONG Transparency International pour redonner de l’oxygène à notre démocratie sont extrêmement intéressantes. Je considère également qu’un organisme indépendant doit être chargé de vérifier la nature des dépenses de l’IRFM, comme c’est le cas au Royaume-Uni." "Les pistes de réflexion sont nombreuses, mais comme le dit avec humour André Santini, "on ne demande pas aux dindes de voter pour elles à noël". Je crois qu'il est donc nécessaire de renouveler notre Parlement avec des élus qui s'engageront dès les premiers mois de leur mandat à mettre en place des réformes sur l'éthique politique.

Le fonctionnement de la réserve parlementaire nourrit également un certain nombre de fantasmes : mais contrairement à de nombreuses personnalités politiques, je m’oppose à sa suppression. C’est un dispositif qui a fait ses preuves et qui a permis de soutenir un nombre considérables d’initiatives associatives dont notre société a plus que jamais besoin. Toutefois, pour plus de transparence et plus d’équité, une partie de ma réserve parlementaire sera affectée à des projets soutenus par des citoyens de la circonscription lors d’une consultation citoyenne, permettant ainsi aux Vincennois, aux Saint-Mandéens et aux Fontenaysiens de concourir directement à la promotion du dynamisme associatif de notre territoire.
6Vous revendiquez votre modernité par rapport à vos concurrents. Qu'est-ce qu'un député moderne d'après vous ?
"Non je ne revendique rien de tout cela, je ne me permettrai pas de juger mes concurrents ou adversaires cela serait très prétentieux de ma part. Je revendique juste ce que je défends et que je porte avec détermination. Sans une Assemblée Nationale profondément renouvelée, avec des députés modernes en phase avec les grands enjeux de ce XXIe siècle, notre pays sera incapable de légiférer sur les mutations économiques et sociales des décennies à venir.

Comment pourrions-nous saisir les opportunités que représentent la technologie « Blockchain », l’intelligence artificielle ou le big data avec des parlementaires au pouvoir depuis plus de quinze ans ? Dans le secteur de la santé, des relations entre les citoyens et les administrations publiques ou de la gestion intelligente de la demande d’électricité, la révolution numérique offre des gisements d’efficience considérables. Comment organiser et accompagner l’émergence d’une société marquée par la poussée de l’économie collaborative et l’effacement progressif du salariat avec des élus dont le logiciel intellectuel est structuré par notre régime économique et social d’après-guerre ?

Comment légiférer sur les sujets de bioéthique avec la même classe politique qui occulte depuis des décennies les enjeux de société considérables engendrés par les progrès de la science dans les domaines de la vie ? Enfin, en matière environnementale, entre le sectarisme idéologique des membres d’Europe Ecologie Les Verts qui dessert la cause qu’ils prétendent servir et le refus de prendre en considération l’urgence climatique à l’extrême droite et à la droite extrême, nous avons besoin d’élus pragmatiques et responsables prêts à assumer cette responsabilité collective dans la préservation de l’environnement.

Je veux donc être un député attentif aux grands dossiers de prospective et d’innovation pour construire un avenir meilleur pour notre pays. De par mon expérience dans le monde de l’entreprise où j’ai noué des relations solides dans le tissu entrepreneurial francilien de l’économie numérique, et de par ma sensibilité aux politiques publiques de valorisation des nouvelles technologies, je veux être le député d’une France moderne et visionnaire.
7Beaucoup de députés sont accusés d'être des "députés godillots", qui votent systématiquement selon les consignes de leur majorité. Mais d'un autre côté, les frondeurs ont montré au cours du mandat en quoi l'absence de loyauté des parlementaires pouvait mettre en péril les majorités. Quel est d'après vous le juste milieu ?
Depuis 2012, le groupe UDI à l’Assemblée Nationale tente de relever un défi original en France : celui qui consiste à prendre le parti des bonnes idées, qu’elles viennent de la gauche, du centre ou de la droite. Le rejet du dogmatisme et du sectarisme fondent notre démarche de travail.

Refusant l’opposition systématique stérile, nous avons su travailler de concert avec le gouvernement en amendant constructivement les projets et propositions de loi de la majorité avec des résultats probants sur des sujets décisifs pour bon nombre de nos compatriotes. Je pense à l’encadrement de la mise en œuvre des techniques de renseignement, à l’augmentation du plafond de l’aide différentielle en faveur des conjoints survivants des victimes de guerre et des Anciens combattants, à l’abaissement du forfait social en faveur des TPE et PME, à l’abrogation du délit de solidarité ou au droit à l'oubli pour les anciens malades atteints du cancer ou d'autres maladies chroniques.

A l’Assemblée, c’est cette attitude constructive que je veux adopter au sein d’une future majorité parlementaire de la droite et du centre. Je veux être un élu qui restera loyal et solide au moment d’approuver les engagements clés de notre projet mais qui restera libre dans le respect de ses convictions et de ses engagements, qui ne sera pas un député godillot : notre territoire mérite mieux qu’un député déclarant à l’avance qu’il votera en bloc sans aucune conditions l’ensemble des mesures qui lui seront soumises !

Un député loyal vis à vis de ses valeurs et des engagements qu’il aura pris pendant la campagne , c’est ce que méritent Vincennes, Fontenay-sous-Bois et Saint-Mandé.