Réformer pour redresser l’économie

Réformer pour redresser l'économie


Faire croire, comme le fait Benoît Hamon, que la fin du travail est une conséquence de la mondialisation est un mensonge. Nos voisins britanniques, grâce à des politiques structurelles concrètes entreprises par une coalition de la droite et du centre, ont fait durablement tomber le chômage à 5% de la population active. Nos voisins allemands, avec 4,2% de chômage, ont atteint le plein emploi. Pourquoi renoncerions-nous aussi à raccrocher les wagons ?

Pour redonner espoir et confiance aux français, notre pays doit se réinventer et conduire des politiques publiques nouvelles, plus justes et plus efficaces. Les mesures structurelles permettant de lever les freins à la création d’emploi existent mais encore faut-il avoir le courage politique de les mettre en œuvre.
1Une révolution fiscale pour augmenter le salaire net et relancer notre compétivité
Aujourd’hui, lorsqu’un chef d’entreprise dépense 130 euros pour rémunérer un salarié, le salaire net touché par ce dernier est compris en moyenne entre 65 et 70 euros. Ce niveau de prélèvements obligatoires n’est plus tenable : il constitue un frein à la compétitivité-prix de nos entreprises, il les empêche d’embaucher, et surtout, il pèse gravement sur le pouvoir d’achat des salariés !

Il faut donc élargir la base fiscale permettant de financer le coût de notre protection sociale en faisant contribuer nos importations au lieu des seuls entreprises et salariés français. La consommation n’étant pas délocalisable, au contraire de l’outil productif et des salariés, ce modèle limite qui plus est les effets de délocalisation.

Une augmentation de la TVA de 2% induirait une baisse massive des cotisations patronales et salariales de l’ordre de 50 milliards d’euros. Elle aurait un impact favorable pour la compétitivité des entreprises françaises à l’export, pour le salaire net des français et stimulerait les offres d’emploi.

Cette hausse de la TVA proposée par notre famille politique préserverait les plus fragiles car elle ne concernerait pas le taux réduit des produits de première nécessité. Elle diminuerait pas le pouvoir d’achat des français : les entreprises seraient conduites à répercuter la baisse des cotisations patronales en baissant leurs prix Hors Taxe, compensant ainsi entièrement la hausse de la TVA. Chez nos voisins, la baisse des prix a d’ailleurs excédé l’augmentation de la TVA, à l’image du Danemark en 1987 ou de l’Allemagne en 2007 qui ont tous deux contenu leur niveau d’inflation bien en-deça des gains de pouvoir d’achat net générés par la baisse des charges. Enfin, cette TVA dite de compétitivité permettrait même d’augmenter la rémunération nette des salariés. En effet, en optant pour une baisse massive des charges qui soit équilibrée entre les cotisations salariales et les cotisations patronales, une telle mesure aurait des conséquences positives directes sur la fiche de paye des salariés.

Par ailleurs, afin de soutenir la capacité d’investissement des entreprises, la droite et le centre proposent de baisser de moitié l’imposition des bénéfices des sociétés afin de la ramener à un niveau comparable à celui de nos partenaires européens. Pour une répartition équitable de la charge fiscale entre grandes et petites entreprises, un taux plancher d’imposition sera mis en place, sans possibilité d’optimisation.
2Simplifier la vie des entreprises et des salariés pour retrouver le plein-emploi
Le président Georges Pompidou affirmait avec beaucoup de justesse qu'il "fallait arrêter d'emmerder les français !". Plus que jamais, cette maxime doit inspirer nos politiques publiques pour le quinquennat à venir. Je souscris aux propositions du projet de la droite et du centre qui visent à rendre de la liberté aux entreprises, aux salariés et aux entrepreneurs français dans le but de leur simplifier la vie. Il faut prendre des mesures qui permettront de lever les freins à la concrétisation des embauches, car beaucoup d’entreprises sont aujourd’hui sur la défensive de par la rigidité et la complexité de leur environnement fiscal et juridique.

La droite et le centre a pris un engagement de stabilité fiscale pendant le quinquennat, après avoir appliqué dès 2017 une baisse des charges patronales et salariales de l'ordre de 50 milliards d'euros, financée par une hausse de la TVA.

A l'UDI, pour un marché du travail plus équitable et plus efficace, nous défendons un contrat de travail unique : ce nouveau contrat à durée indéterminée à droits progressifs doit demeurer le principe, avec une clarification, à la signature, des éventuelles causes et modalités de rupture. Un contrat de mission applicable notamment aux emplois saisonniers et le contrat d'intérim existeront à la marge de ce futur contrat unique.

Il faut aussi supprimer les normes juridiques tatillonnes qui empêchent nos PME de grandir. Le relèvement des seuils sociaux est indispensable : ils contribuent à installer un climat juridique défavorable à la montée en puissance des PME en véritables Entreprise de Taille Intermédiaire. Nous souffrons justement de la faiblesse de notre tissu de ce types d’entreprises -dont le nombre de salariés est compris entre 250 et 500- qui forment le fameux “Mittelstand” allemand. La France en compte 4 000 contre environ 10 000 pour l'Allemagne.

Il faut également alléger notre code du travail : depuis le départ de Valéry Giscard d’Estaing, le nombre d'article dans le code du travail est passé de 600 à 8000 ! Il est impératif de recentrer le Code du travail sur les normes sociales fondamentales en laissant les dispositions annexes à une gestion par accords majoritaires au niveau de la branche et de l’entreprise.

Pour renforcer le financement de l'économie, le projet de la droite et du centre est le plus solide avec la réduction de l'impôt sur le revenu de 30 à 50% du montant investi dans une PME française afin de réorienter l'épargne des français vers l'investissement.
3Faire confiance aux méthodes qui marchent pour accompagner les demandeurs d'emploi
Aujourd’hui, la France souffre notamment d’une inadéquation des offres et des demandes d’emploi : nous avons d’un côté près de 6 millions de chômeurs et de l’autre 600.000 offres d’emplois non pourvues ! Le problème de la mise en relation entre les entreprises et les demandeurs d’emploi est réel.

Nous devons donc élargir nos méthodes d’accompagnement des demandeurs d’emploi. En parallèle du travail fourni par les différents organismes qui existent déjà et font un travail remarquable sur notre territoire comme la Mission Locale pour l’Emploi des Jeunes 18-25 et le Pôle Emploi, il faut encourager de nouvelles initiatives. Des dispositifs innovants qui promeuvent une gestion des politiques de retour à l’emploi plus décentralisée, plus proche du tissu entrepreneurial territorial.

Le principe d’encourager sous la forme d’une délégation de service public les structures promouvant des méthodes d’insertion professionnelle innovantes et ayant des résultats probants me paraît intéressante. Elle a fait ses preuves à l’étranger : l’ouverture de l’accompagnement des chômeurs à la concurrence en Australie a permis de faire baisser le chômage de 8,5% en 1995 à 6,4% en 2002 ! La réforme de nos politiques d’accompagnement au retour à l’emploi sera un des enjeux du quinquennat à venir. Quelles que soient les modalités retenues par le législateur, il est impératif à mes yeux d’intégrer cette nécessité d’une logique plus décentralisée, plus proche des bassins d’emplois et des entreprises et tout simplement plus pragmatique.
4Une dépense publique maîtrisée pour des services publics plus justes et plus efficients
Il faut redonner une trajectoire budgétaire vertueuse à notre pays. Depuis Raymond Barre, la France a systématiquement voté des budgets en déficit, faisant reposer sur nos enfants la responsabilité de régler nos propres dettes. J'ai une trop grande idée de la France pour considérer qu'elle a vocation à être un pays en faillite.

Nous avons donc besoin d'une action publique plus vertueuse : c'est une idée fausse de croire que la France vit sous le joug de l'austérité ! Avec un taux de prélèvements obligatoires de 44% et un poids des dépenses publiques de 57%, nous avons une des sphères publiques les plus larges de l'Union Européenne.

Pour plus d'équité entre les salariés du public et ceux du privé, il faut donc mettre en oeuvre des réformes structurelles visant à simplifier les conditions de recrutement des contractuels et à augmenter le temps de travail pour tous, sans discriminations. Je suis également favorable à l'inscription de l'équilibre structurel des finances publiques dans la Constitution.

Pour plus d'équité et pour assurer l'équilibre à long terme de nos régimes de protection sociale, je défends un nouveau régime de retraite, où l’ensemble des régimes de retraite actuels seront fondus en un régime unique fonctionnant par points. C'est le sens de la proposition que nous formulons d'harmonisation des régimes privés et publics.

Enfin, je tiens à préciser que je refuse de cautionner le discours sur la nécessité d'avoir "moins de service public" : au contraire, je veux plus de service au public ! Pour ce faire, il faut que la manière dont ces services sont délivrés évoluent et surtout qu’ils se rationalisent : les “Maisons de Service Publics” où plusieurs administrations ou opérateurs mutualisent leurs compétences (ex : avec des opérateurs nationaux comme La Poste, l’Assurance Maladie, la CNAF, Engie, Pôle Emploi ou l’Assurance Retraite) pour faciliter les démarches des citoyens et leur permettre de réaliser plusieurs opérations dans un seul et même lieu est une initiative qu’il faut développer.
5Donner aux indépendants et aux entrepreneurs la place qu'ils méritent
Le système social dans lequel nous vivons n’est plus efficace et n’est plus juste : tout le monde partage ce constat. Mais pour y remédier, il y a deux attitudes possibles. La première attitude est une attitude conservatrice qui consiste à préserver une situation donnée par crainte de l’avenir, par nostalgie, par méfiance envers la nouveauté en tant que telle. La volonté de tout conserver, sans voir que le changement peut être porteur d’espoir et de promesses pour toute une catégorie de la population. La deuxième attitude, c’est celle qui accepte le changement. C’est une attitude plus optimiste, confiante et audacieuse, déterminée à saisir les opportunités qu’offrent l’avenir et les grandes innovations contemporaines. Toute évolution peut être bénéfique si on sait en tirer parti et si on sait s’adapter au changement : c’est l’attitude du fondateur d’Apple Steeve Jobs qui affirmait qu’“innover, ce n'est pas d’avoir une nouvelle idée mais aussi d’arrêter d'avoir une vieille idée”.

C'est cette attitude que j'adopte face au régime du micro-entrepreneur, qui a remplacé celui d'auto-entrepreneur. Depuis 2015, ils sont plus d'un milion : la souplesse et l'agilité que permet ce statut sont des sources vertueuses d'innovation auxquelles il serait impensable de renoncer. Pour y parvenir, plusieurs mesures défendues par la droite et le centre me semble indispensables.

Créer une culture de l'entrepreunariat, en ouvrant les lycées sur le monde de l'entreprise et en généralisant l'apprentissage (Lire plus sur : http://gildaslecoq2017.fr/prioritesecole).

Relever les niveaux de chiffres d'affaires plafonds des micro-entreprises jusqu'à 50 000 euros pour les services et 120 000 euros pour l'achat-revente.

Faciliter les passerelles entre la sphère publique et privée en revenant sur l'interdiction de cumul d'une activité de micro-entrepreneur avec une activité publique exercée à plein temps.

Créer des "visas entrepreneur" à destination des étudiants étrangers pour faciliter l'épanouissement des talents dans notre pays.
6La France, leader européen de l'innovation et du numérique
7Un modèle de croissance plus vertueux
La bataille de l'emploi peut se gagner si nous inventons un nouveau modèle de croissance.

Je crois en la croissance verte. La protection de l’environnement et le développement économique ne sont pas contradictoires ! J’en veux pour preuve que les éco-activités représentent plus de 447.200 emplois et ont généré 30 milliards d’euros de valeur ajoutée en 2014.

La philosophie de l'économie circulaire que l'UDI est une des rares formations politiques à défendre contribue également à la croissance. En développant des produits plus économes en ressources, ce changement de paradigme concourt au développement la compétitivité des entreprises. C'est une véritable opportunité économique : d'ailleurs, depuis 1999, les effectifs de l’industrie du recyclage ont progressé de 20%. Et selon une étude de l’UE, le recyclage de 10 000 tonnes de déchets induirait jusqu’à 250 emplois, contre 20 emplois pour un traitement de déchets par incinérations et 10 emplois pour une mise en décharge.