L’écologie au coeur de nos ambitions

L'écologie, au coeur de nos ambitions


Avec le Grenelle de l’Environnement de Jean-Louis Borloo, l’action de Chantal Jouanno à la Région et celle de Valérie Létard sur la précarité énergétique, l’UDI a montré qu’il est le premier parti écologiste de France. Nous portons une voix singulière pour la droite et le centre : l’idée qu’en matière de protection environnementale, il n’y a plus d’accommodements raisonnables. Dans le pacte fondateur de notre parti, inspirés par l’engagement de Jean Louis Borloo, nous avions placé la défense d’une écologie responsable et porteuse d’emplois durables au coeur des neufs priorités partagées par notre famille politique.

Notre vision de l’écologie se distingue par son pragmatisme : refusant l’écologie punitive, nous considérons que le développement durable doit guider positivement nos actions. Nous défendons une écologie compatible avec une économie performante, porteuse de progrès et créatrice d’emplois : non, la protection de l’environnement et le développement économique ne sont pas contradictoires ! J’en veux pour preuve que les éco-activités représentent plus de 447.200 emplois et ont généré 30 milliards d’euros de valeur ajoutée en 2014.
1La fierté du bilan écologique de ma famille politique
Dans notre famille politique, nous avons toujours privilégié les actions concrètes mais discrètes aux coups d’éclats sans conséquences, à l'image de la proposition de loi de Madame Abeille sur le foie gras, qui donnait "l'image d'une écologie dogmatique, négative, prescriptive, porteuse d'interdits" d'après les mots .... de la moitié de son propre groupe écologiste à l'Assemblée Nationale ! Ses amis avaient conclu leur tribune par ces mots très durs : "cette écologie (NDLR : de Madame Abeille) n'est pas notre écologie."

Le Grenelle de l’Environnement piloté par Jean-Louis Borloo avait conduit à bon nombre de mesures décisives : la suspension de la culture commerciale des OGM, la construction de 2000 km de lignes nouvelles TGV, la création d’un système bonus-malus sur les véhicules automobiles neufs, le prêt à taux zéro écologique pour la rénovation des habitats collectifs, les crédits d’impôts pour les travaux d’isolation des particuliers, l’interdiction des lampes à incandescence, le triplement de la part de l’agriculture biologique ou l’obligation communale d’installation d’infrastructures de charge qui a permis de développer considérablement les véhicules hybrides ou électriques.

A la Région Ile-de-France, l’action de la vice-présidente chargée de l’écologie et du développement durable Chantal Jouanno continue d’ancrer notre mouvement dans le développement d’une politique environnementale concrète et efficiente. En moins d’un an, beaucoup de chantiers ont déjà été ouverts : je pense notamment à la création de 1000 espaces de co-working pour réduire les déplacements quotidiens, à la création d’un fonds air bois pour remplacer les équipements de chauffage individuel au bois ancien, à la mise en place d’une écotaxe régionale visant les poids lourds en transit pour compenser le retrait de la majorité gouvernementale socialiste et écologiste ou à l’accélération du remplacement du parc de bus diesel.
2La France doit assumer le leadership européen de la lutte contre le réchauffement climatique
L’urgence, c’est le climat : le réchauffement climatique doit être enrayé à tout prix alors que notre planète a connu un réchauffement global de près de 1 degré en seulement 130 ans. La France doit pousser l'Union Européenne à s'inscrire en faux contre toute tentative, américaine notamment, de revenir sur l'engagement historique de la COP 21 et la volonté exprimée à Paris de limiter le réchauffement à moins de 2 degrés pendant le 21e siècle.

Pour y parvenir, nous nous sommes positionnés très clairement pour relancer le système européen des quotas de plafonds d'émission de dioxyde de carbone : une discussion avec nos partenaires doit permettre d'assurer un prix plancher de 30 € la tonne de dioxyde de carbone. Il a raison : il faut donner la priorité à une valorisation suffisamment élevée du carbone !
3Poursuivre nos efforts pour soutenir le développement des énergies renouvelables
Nous devons avant tout poursuivre nos efforts pour une économie décarbonnée. Mais le coût réel des nouvelles énergies renouvelables excède aujourd'hui très largement le prix du marché : alors que le prix d'achat par EDF en euros par Mégawatt-heure (MWh) est de 35 à 45 euros pour le nucléaire, il est de 90 pour l'éolien et de 350 pour le photovoltaïque. Les énergies renouvelables ne reposent que sur l’obligation d’achat imposée à EDF à un prix garanti. Il serait donc complètement illusoire de se passer de l'énergie décarbonée qu'est le nucléaire à court-terme. Mais nous devons soutenir le développement des énergies renouvelables, qui produiront de l’électricité à un coût de plus en plus compétitif par rapport à la filière nucléaire grâce à des efforts financiers en matière de recherche fondamentale pour rendre compétitives ces nouvelles énergies renouvelables, surtout dans le domaine du stockage de l'électricité qui est le grand défi technologique des décennies à venir.
4Une fiscalité environnementale européenne
Nous devons avoir une approche communautaire de la fiscalité environnementale, pour ne pas pénaliser nos structures de production nationales.

La France ne peut pas assumer seule ces efforts alors qu'elle produit déjà beaucoup moins de dioxyde de carbone que la plupart de ses voisins ! Nous produisons en effet 5 tonnes métriques de dixoyde de carbone par an contre 6,2 en Italie, 7,2 au Royaume-Uni et 9,2 en Allemagne.

Les perspectives ouvertes par cette fiscalité écologique sont trop souvent sous-estimées. Lors du prochain quinquennat, le produit des impôts verts sera pourtant plus important que celui de l’impôt sur le revenu. Pour ne pas pénaliser nos entreprises, il faut donc réfléchir à des instruments européens communs, à l’instar d’une taxe carbone aux frontières communautaires.

Toutefois, nous devons veiller dans notre réflexion à ne pas faire peser le poids de cette fiscalité environnementale sur les plus modestes (c'est le cas aujourd'hui avec la taxe carbone) et à bel et bien compenser la montée en puissance de la fiscalité verte par la baisse d'autres impôts.
5Renforcer notre lutte contre la précarité énergétique
Notre région parisienne est la plus touchée par la précarité énergétique, désignant les ménages ayant un très fort ratio de dépenses énergétiques par rapports à leurs revenus. Il faut lutter contre le maintien d'un parc logements très énergivores et ses conséquences dramatiques sur le plan social et écologique.

Rendons effectif l'objectif de rénovation de 500 000 logements anciens par an, contre moins de 200 000 actuellement.

Il faut également mieux repérer les ménages en situation de précarité énergétique, notamment grâce à un croisement des fichiers, et tout particulièrement les données de revenu de l’administration fiscale ainsi que celles relatives aux consommations énergétiques possédées par les fournisseurs d’énergie. Cela permettrait de résoudre le phénomène de sous-sollicitation des dispositifs déjà existants.
6Faire de la France un pays pionnier en matière d'économie circulaire et de gestion des déchets
Promouvoir un modèle économique consommant moins de matières premières et promouvant leur réutilisation, voilà le paradigme de l’économie circulaire. Cette philosophie vise à la prolongation de la durée de vie des objets (qui se traduit entre autre par le réemploi et la réutilisation), et au développement du recyclage des matériaux qui composent ces objets.

Nos priorités sont les suivantes : renforcer l’économie circulaire en mobilisant le levier des marchés public; en introduisant une TVA différenciée au bénéfice des productions s’appuyant sur des circuits courts; en organisant une véritable filière industrielle du recyclage; en appliquant un taux de TVA réduit sur les produits intégrant plus de 50 % de matériaux recyclés dans leur composition et en prenant exemple sur les politiques allemandes incitatives, avec le développement de contrats producteurs/consommateurs pour garantir un retour des produits en vue de leur réemploi.