« Me connaître »

En bref


  • 44 ans, père de famille.
    « J’habite Fontenay-sous-Bois où, avec ma compagne, nous élevons 5 enfants dans une famille recomposée. »
  • Chef d'entreprise.
    « Après 17 ans d’expérience professionnelle en collectivités locales, j’ai quitté la fonction publique pour créer mon agence de conseil en communication. Entrepreneur, je connais parfaitement les problèmes des salariés autant que ceux des employeurs. »
  • Chef de file du Centre, de la Droite et des Indépendants au Conseil Municipal de Fontenay-sous-Bois.
    Après avoir mis en ballotage le Maire communiste sortant au premier tour, la liste qu'il conduit réunit plus de 40% des voix au second tour, un score historique à Fontenay-sous-Bois.
    « Au Conseil Municipal, nous avons montré qu’il n’y a pas de réussite collective sans un large rassemblement. C’est avec ce même esprit de rassemblement que je veux mener campagne pour fédérer des hommes et de femmes d’horizons divers. »
  • Secrétaire national de l'UDI et vice-président de la fédération UDI du Val-de-Marne

 

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Gildas Lecoq, les habitants de la 6e circonscription vous connaissent bien par vos fonctions politiques d’élu local mais quel a été votre parcours professionnel avant cela ?

J’ai eu la chance de pouvoir exercer de nombreux métiers avant de m’installer dans notre circonscription. Si je dois tout raconter, alors autant le faire par le début : j’ai commencé très jeune à travailler dans le monde du spectacle : caissier à Bobino, contrôleur, puis comédien et assistant metteur en scène au théâtre Montparnasse.

La suite est encore plus variée : de collaborateur de cabinet au Quai d’Orsay en passant par la production télé, j’ai poursuivi en devenant journaliste en presse écrite et à la radio.

"La curiosité rieuse de Jacques Chancel était ciselée et franche, elle m’a donné le courage d’affronter parfois des murailles que je croyais infranchissables."

« La curiosité rieuse de Jacques Chancel était ciselée et franche, elle m’a donné le courage d’affronter parfois des murailles que je croyais infranchissables. »

Pour l’anecdote, je peux même vous dire que pendant la campagne des municipales j’ai retrouvé à Fontenay dans le quartier des Alouettes, dans des locaux où j’avais travaillé dans une société d’édition en 1997 !

Le tout jeune journaliste que j’étais a eu la grande chance d’avoir des parrains exceptionnels : Georges de Caunes et Jacques Chancel. Je leur dois énormément. Ils m’ont mis le pied à l’étrier et donné la chance de débuter dans un métier qui était déjà très fermé à l’époque.

Je garde en mémoire ces moments de complicité avec ces deux « monstres » du journalisme qu’ils étaient. Le regard juste et impertinent que portait Georges de Caunes sur la société est gravé en moi pour toujours.

La curiosité rieuse de Jacques Chancel était ciselée et franche, elle m’a donné le courage d’affronter parfois des murailles que je croyais infranchissables.

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« Le regard juste et impertinent que portait Georges de Caunes sur la société est gravé en moi pour toujours. »

Au théâtre aussi, j’ai aussi eu beaucoup de chance : j’ai joué très tôt avec de grandes personnalités comme Pierre Meyrand ou Brigitte Fossey ; j’ai côtoyé des acteurs comme Jean Rochefort, Claude Brasseur, Jean-Claude Brialy ou Bernard Giraudeau et des comédiennes merveilleuses comme Ludmila Mikael, Geneviève Casile ou encore Claire Keim et Julie Gayet qui débutaient à l’époque.

Je garde de toutes ces rencontres le goût de l’ouverture aux autres ; ces aventures professionnelles et humaines ont forgé mon envie de servir et d’être utile aux Autres, c’est ainsi que j’ai intégré en 1999 la ville de Vincennes, pour laquelle j’ai travaillé pendant 16 ans, puis la ville de Fontenay-sous-Bois où je suis élu depuis 2014 ».

Vous avez été élu Conseiller municipal de Fontenay-sous-Bois pour la première fois en 2014 mais votre parcours politique est beaucoup plus ancien. Pourriez-vous retracer les grandes lignes de votre engagement politique ?

Mon père était Conseiller municipal à Saint-Grégoire, en Bretagne. Depuis toujours, j’ai considéré les Élus du peuple avec beaucoup de respect. Leur disponibilité et leur sens du service sont pour moi l’honneur de notre République.

Adolescent, j’ai souhaité m’intéresser un peu plus à la vie politique de mon pays et j’ai adhéré au Club Perspective et Réalité, puis j’ai intégré les Jeunes Giscardiens qui formaient le mouvement politique des jeunes de l’UDF.

Durant mes études de communication, j’ai pu faire un stage d’un an au service de presse du président Giscard d’Estaing. Travailler à ses côtés a été une période où j’ai sans doute le plus appris. Un peu plus tard, j’ai intégré le Ministère des Affaires étrangères que dirigeait Alain Juppé, pour travailler auprès du Ministre délégué aux affaires européennes Alain Lamassoure.

Quelques années plus tard, le maire de Vincennes, Patrick Gérard, m’a demandé de le rejoindre afin de mettre en place une politique de communication pour la ville qui soit adaptée à notre époque.

En 2002, le nouveau maire Laurent Lafon a souhaité que je garde mes fonctions et il m’a confié en 2011 la direction de son Cabinet. En 2012, à 40 ans, j’ai décidé à mon tour de m’investir dans la vie politique locale en choisissant la ville où je demeurai depuis plusieurs années : Fontenay-sous-Bois ».

Aux côtés de Laurent Lafon, maire de Vincennes et Patrick Gérard, maire de Vincennes de 1996 à 2002.

Aux côtés de Laurent Lafon, maire de Vincennes et Patrick Gérard, maire de Vincennes de 1996 à 2002.

Quelles personnalités politiques ont le plus marqué la construction de votre engagement politique ?

Je ne suis pas sûr que les personnalités politiques soient forcément celles qui marquent le plus, ou le mieux, un engagement politique. La journaliste Françoise Giroud que j’ai interviewée, Maurice Druon ou Georges De Caunes qui ont été résistants ou l’écrivain, ministre et navigateur Jean-François Deniau ont réellement marqué mon engagement, mais clairement plus par leur regard sur la vie que par leur parcours politique. Bien entendu, certaines personnalités politiques m’ont éclairé.

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L’ancien Sénateur-Maire de Vincennes, M.Jean Clouet

J’ai toujours été impressionné par l’intelligence et la vivacité d’esprit de Valéry Giscard d’Estaing ou de Raymond Barre, qui m’ont fait comprendre combien il fallait travailler les dossiers pour mieux les défendre et surtout les expliquer. J’ai toujours été bluffé par un Jacques Chirac et la générosité physique qu’il transmettait rien qu’en serrant votre main. À l’UDF, mes nombreuses rencontres avec Simone Veil m’ont confirmé que l’humanisme existait vraiment et que donner du sens en politique était primordial.

L'ancien député du Val-de-Marne, maire de Saint-Mandé, M.Robert André-Vivien

L’ancien député du Val-de-Marne, maire de Saint-Mandé, M.Robert André-Vivien

J’ai aussi beaucoup appris des personnalités locales au travers de nombreux témoignages, je pense à Robert-André Vivien, Louis Bayeurte, ou Jean Clouet et Patrick Gérard avec lesquels j’ai travaillé. Ces personnalités incarnaient le respect.

Je dois aussi citer des grandes figures internationales tels Martin Luther King, Nelson Mandela, ou le Pape Jean-Paul II et des femmes comme Anne Frank, et son bouleversant Journal, Sœur Emmanuelle et son travail admirable en direction des plus pauvres parmi le pauvres, Benazir Bhutto pour son courage et son autorité, ou plus récemment l’actrice iranienne Fatemah Motamed-Aria, que j’avais interviewée, et qui a été condamnée au fouet pour avoir osé affirmer son goût de la liberté. Je pourrais vous citer beaucoup d’autres noms…

Ce sont ces femmes et ces hommes, au parcours courageux, exemplaire même, qui m’ont donné envie de m’engager moi-aussi. Et puis il y a tous les anonymes, tous ces gens courageux, engagés, généreux, altruistes que je rencontre chaque jour, eux-aussi, ils me donnent cette énergie et ce désir d’engagement politique ».

Aux côtés de l’actrice iranienne Fatemah Motamed-Aria

Aux côtés de l’actrice iranienne Fatemah Motamed-Aria

Vous vous présentez aux Élections législatives en juin prochain. Selon vous, quelles sont les qualités pour faire un bon député ?

Avant tout, il doit avoir le sens de l’écoute. Un député n’a pas vocation à rester enfermé au Palais-Bourbon, il doit avoir le goût du terrain et du dialogue, c’est ce député que je veux être pour Vincennes, Fontenay-sous-Bois et Saint-Mandé. Si je suis élu, je maintiendrais un contact permanent avec le territoire.  Un député doit rester en contact régulier avec les habitants de sa circonscription afin de mener son activité de parlementaire et d’agir à la lumière des enjeux et des problématiques des concitoyens de sa circonscription.

Ensuite, un bon député doit être en prise réelle avec les grands enjeux de ce XXIe siècle. La société Française a changé, notre rapport au travail, notre rapport aux autres et au Monde est complètement bouleversé depuis le début du siècle. On ne peut plus raisonner avec des logiques du siècle passé : on ne pourra pas appréhender efficacement des sujets tels que la poussée de l’économie collaborative,  les nouvelles formes de salariat, les questions environnementales et les sujets de bioéthique avec un logiciel et des députés présents à l’Assemblée depuis plus de quinze ans ! Nos communes méritent mieux que ça.

Par ailleurs, si le député doit être le relais de son territoire à l’Assemblée, il doit aussi être le relais de l’Assemblée sur son territoire : trop de députés ne font pas de pédagogie, trop de députés n’expliquent pas les ressorts des décisions votées à l’Assemblée nationale et reviennent au contact des électeurs uniquement lors des semaines précédant les échéances électorales. Ce ne sera pas mon cas. Je mènerai très régulièrement des réunions publiques ouvertes à tous et toutes pendant la législature afin de communiquer sur l’action de la future majorité et de mener un vrai travail de pédagogie.

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Concluons sur une note plus personnelle. Vous avez 44 ans, vous êtes Fontenaysien et père de famille : peut-on en savoir plus ?

Je suis assez réservé sur ma vie privée, c’est ma bulle d’oxygène. Mais je vais tout de même vous répondre : je suis père de trois garçons et la vie m’a amené à créer une nouvelle famille recomposée avec ma compagne ; nous avons ensemble cinq enfants adolescents et adultes qui vivent comme tous les jeunes de leur âge entre les études, les petits boulots, les sorties et surtout une envie de vivre librement.